A pied du lac Hovsgöl au lac Tsagaan Nur

Notre randonnée commence au village de Hatgal, à l'extrémité sud du lac Hovsgöl, le plus grand lac d'eau douce de Mongolie. Le paysage évoque la Sibérie voisine et le grand bateau amarré près du village semble dater de la période soviétique.

La prairie au bord du lac est parcourue par des yaks.

Nous rejoignons bientôt le bateau amarré et apprenons qu'il fonctionne encore (passagers et marchandises), 

 mais ce n'est pas le cas de son voisin.


 Une opération de nettoyage a récemment permis de sortir différents autres vestiges de l'époque soviétique du fond du lac.

Nous continuons à suivre la rive bordée de mélèzes. 


Même sous un ciel couvert, le lac fait admirer différentes nuances de couleurs. La bande turquoise au milieu semble attirer les oiseaux. 

 Nous quittons bientôt la rive du lac pour prendre de la hauteur.


C'est malheureusement la dernière fois que nous admirons le bleu du lac car le temps va se gâter.

Une éclaircie nous permet de monter notre premier camp dans une clairière au sec. 

Mais le lendemain matin, nous retrouvons les rives du lac sous une pluie battante.

La table de ping pong d'un camp de vacances nous fournit un abri inespéré.

Puis nous remontons, toujours sous la pluie, jusqu'à un col marqué par une rangée d'ovoo, des cairns chamaniques installés aux endroits remarquables. Ici, ils sont en bois et ressemblent à des tipis indiens.

 

Ce col marque la sortie du bassin du lac et du parc national qui le protège.


 Sur l'autre versant, la forêt alterne avec de grandes prairies, 


qui se révèlent être couvertes d'edelweiss.

Nous en reverrons souvent, ainsi que d'autres variétés de fleurs alpines, pour lesquelles les prairies mongoles sont un vrai paradis. 



 La forêt voisine est parcourue par un troupeau de yaks.

Il a cessé de pleuvoir mais le terrain est encore boueux et nous assistons au désembourbement d'un 4x4. La camionette tout-terrain qui le tracte est l'un de nos véhicules suiveurs, un UAZ russe très rustique, qui ne paie pas de mine mais se révèle très agile en terrain difficile.

Nos guides nous expliquent que le conducteur du 4x4 embourbé est un chamane. Il va passer la nuit dans un site sacré pas très loin de notre camp et nous entendrons son tambour pendant la nuit.

Nous passons près de bergeries où les animaux passent l'hiver (le toit du bâtiment circulaire au premier plan est protégé par une couche de bouse de yak).

L'installation du camp se fait sous un ciel menaçant.

 Mais le temps s'améliore nettement pour le dîner.

 

 

Après le dîner, séchage des chaussures avec les moyens du bord.


 Le lendemain matin, il fait beau et nous pouvons admirer les montagnes érodées qui nous entourent.

 et de nouvelles fleurs.


Nous croisons un groupe de chevaux conduits par un cavalier efficace.

A l'approche du premier gué, les marcheurs sont opportunément rattrapés par l'autre voiture suiveuse. C'est une Land Cruiser à laquelle il est plus facile de s'accrocher qu'au UAZ.

 

Sur la vitre de la voiture, une belle carte du pays, 

qui permet, en agrandissant la photo, de situer notre randonnée. Le lac Hovsgöl est en haut au centre, à gauche du lac Baikal qu'il alimente. Nous sommes partis de son extrémité sud et nous nous dirigeons vers le chapelet de petits lacs au NO. Le lac Tsagaan Nur, notre objectif, est l'un de ces lacs et son nom est visible sur la carte. 

Nous montons le camp au bord de la rivière,

 en vue d'une curieuse montagne en forme d'arête de poisson. 

La tente pour deux est royale, on y tient debout!

 

La tente cuisine.


 Après le dîner, séance de tir à l'arc.

Le lendemain, au menu, toujours de belles montagnes érodées,


 

et des fleurs alpines.



 Nous approchons maintenant du col qui va nous faire sortir du massif. 

Ce col, dominé par d'impressionnantes falaises, est marqué par un ovoo en pierre. Nous y avons été devancés par des locaux en costume rouge.

A notre tour!


Comme il se doit, l'ovoo est garni par des offrandes aux divinités locales.

Le début de la descente nous permet d'apercevoir une cascade,

puis nous découvrons en contrebas une grande vallée plate dans laquelle nous allons descendre et que nous suivrons jusqu'à la sortie de la montagne.

Ici, la forêt n'est pas composée uniquement de mélèzes, il y a aussi des pins,

 

Les pignons de ces pommes nous offrent une excellente friandise. 

 

Cette belle clairière, juste avant la rivière, aurait pu faire un bon lieu de pique-nique.

Une autre clarière sympathique.

 Mais nous poursuivons notre marche dans le lit caillouteux de la rivière,

jusqu'à ce panneau, qui indique une cascade à 100m!

La cascade est bien là, ainsi que les offrandes laissés par des visiteurs.

L'après-midi, nous continuons à descendre cette longue vallée (les derniers kilomètres dans les voitures).

La vallée débouche finalement sur une grande plaine herbeuse où nous posons le camp, en vue des montagnes que nous venons de traverser (massif du Khoridol Saridag).

Les grands espaces sont propices aux beaux couchers de soleil.


 Le lendemain, nous traversons la plaine avec en point de mire un village, Renchinlhumbe.

Dans cette plaine, l'herbe est plus rase qu'en montagne car elle nourrit d'imposants troupeaux. 

Il y a des gués à passer avant d'arriver au village.






A l'entrée du village, nous faisons halte dans une yourte de nomades. 

La partie gauche de la yourte sert aux invités, la partie droite est réservée à la famille.

Séchage du fromage.


 

Nous entrons dans le village. Les maisons en bois sont entourées par des palissades. 

 Les jeunes du village se déplacent à moto mais ne dédaignent pas le costume traditionnel.  

La circulation n'est pas très importante mais la signalisation est là.

Après le village, nous continuons à traverser la plaine avec les montagnes des jours précédents en fond de décor et des animaux photogéniques en premier plan.

Nous faisons étape près d'une belle rivière. 


Le lendemain matin, nous traversons encore quelques prairies.

Notre guide discute avec un berger arrivé à moto.


 Nous faisons halte dans une jolie forêt pour pique-niquer (et rédiger le journal de bord),


 puis retrouvons avec plaisir la montagne.

 

Et nous arrivons dans une nouvelle vallée, dont la rivière est franchie par un pont construit en rondins.


C'est un pont à péage, avec une barrière rustique. Nous y repasserons en voiture dans deux jours.

Intérieur de la yourte de la famille qui asure le péage.

De la viande sèche au plafond.

Un peu plus loin, plage des vaches,

suivie de celle des chevaux. 

Nous campons près d'un petit lac, et à notre arrivée nous avons la chance d'observer un groupe de chevaux en faire la traversée.


Le lendemain matin, nous remontons dans des prairies couvertes de chardons bleus.


Au sommet, un enclos bien aménagé pour abriter les animaux pendant l'hiver.

Nous redescendons dans une belle forêt,

où nous attend un impressionnant ovoo (avec un crâne de cheval posé sur un rondin entre les drapeaux) 

A la sortie de la forêt, nous apercevons devant nous le lac Tsagaan Nuur, l'objectif final de notre trek,  

en surplomb duquel nous passons la nuit.


Le lendemain, il nous reste deux heures de marche pour atteindre le village de Tsagaan Nuur, situé au bord du lac. Tsagaan Nuur signifie "lac blanc", et il y en a d'autres en Mongolie (dont un où nous passerons dans quelques jours - article suivant), mais celui-là est le plus au Nord, tout près de la frontière russe. Ses eaux, comme celles des rivières des jours précédents, alimentent le bassin supérieur de l'Ienissei, en Sibérie.

Le village est précédé par un beau portique d'entrée qui met en valuer la faune locale, en particulier le taimen, le plus grand des salmonidés (jusqu'à 40kgs).

Le lac est une zone protégée, il est interdit d'y laver ses vaches (deuxième pictogramme en partant de la gauche)!


Celles-ci sont du côté autorisé de la barrière. 

Le village est bien équipé pour les très jeunes,


 les jeunes,


 et  les moins jeunes.


 Les maisons ont des réserves de bois pour l'hiver en rapport avec le climat.

Pique-nique au bord du lac avant de repartir pour un long périple en voiture (article suivant). Contrairement aux vaches, les humains ont le droit d'y tremper les pieds.



 


 

 

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